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25/01/2008 Le populiste Geert Wilders répond au Billet!
Propos recueillis par Niels pour le Billet!
L.B : Geert, il semble que la Hollande soit très agitée à l'idée de la projection de votre film, pouvez-vous nous en dire plus ? Nous en faire le détail ?
G.W : Imaginez par exemple que depuis novembre 2007 j'ai décidé de montrer un caractère fascistoïde de la Bible, en imaginant toujours que je plaide quelques mois avant dans un article pour l'interdiction de la Bible avec une motion parlementaire correspondante.
Balkenende, le premier ministre aurait-il parlé vendredi dernier d'une crise sérieuse et de possibles effets internationaux ?
Aurait-on fait une rencontre spéciale entre ministres dans la résidence officelle du Catshuis ? Les rédacteurs en chef de toute la presse auraient-ils tenu des conférences sur la manière dont ils doivent traiter et aborder mon film ?
Le ministre de la justice et de l'intérieur m'auraient-ils informé de risques pour la sécurité intérieure ?
La coordination nationale du combat contre le terrorisme m'aurait-elle informé jeudi que mon déménagement à l'étranger n'est pas à exclure si mon film est projeté ?
Le Vatican se serait-il exprimé comme l'a fait le mufti syrien, disant que je serai responsable en cas d'effusion de sang ?
Les chefs de la police auraient-ils reçu une note officielle les invitant à toujours accepter les plaintes de citoyens pas contents
contre moi, même si elles n'impliquent rien qui soit retenu dans notre code pénal ?
Les ultra-gauchistes auraient-ils manifesté dans plusieurs villes avec des banderoles à mon effigie et le slogan "extrémiste" ?
Le dhimmi Doekle Terpstra aurait-il demandé mon blocage, le blocage "du mal" ? Est-ce que j'aurais reçu des douzaines de menaces de mort ? Le parquet se serait-il réservé expressément le droit de me poursuivre ?
Les ambassades hollandaises auraient-elles prévenu par courriers les hollandais à l'étranger d'un plan d'évacuation d'urgence, après la diffusion de mon film ?
Aurait-on fait un contre-film ? Un hollandais chrétien aurait-il fondé "Chien de garde" avec le but juridique de poursuivre tout ce qui lui semble insultant ? Enfin, un député italien aurait-il appelé son gouvernement à reconsidérer ses relations avec notre pays ? Bien sûr que non !
Mon film ne traître pas de la Bible, mais du Coran. L'Etat, les musulmans, les médias sont pris d'une panique hystérique depuis déjà plusieurs semaines.
L.B : Comment vous l'expliquez ?
L'islam est une idéologie intolérante qui ne tolère aucune critique. On l'a vu avec le film Submission d'Ayaan Hirsi, avec Theo van Gogh, avec les caricatures danoises. Il ne semble pas y avoir d'espace en islam pour l'auto-réflexion ou l'auto-critique.
Quand le grand mufti syrien affirme que s'il y a des émeutes après la diffusion de mon film, c'est moi qui en sera responsable, c'est l'exemple d'attitude typiquement islamiste de toujours montrer les autres du doigt et ne jamais se sentir responsable ou en conflit avec les principes du droit occidental. Sa déclaration est aussi une approbation préalable à la violence.
Les scénarios d'urgence, les entretiens avec les imams, les instructions faites à la police pour les plaintes, les menaces de mort illustrent la panique de l'Etat hollandais.
Ce n'est plus le Cabinet qui gouverne aux Pays-Bas mais la peur de l'islam. On observe comme des dhimmis que notre liberté et notre civilisation est démolie par l'islamisation de notre culture, tandis qu'un film qui n'est pas encore présenté, devrait entraîner, selon l'opinion d'une minorité des boycottes économiques, des émeutes, des rapatriements. Cela en dit long sur la nature de l'islam.
L'Etat par sa réaction de grave panique reconnaît que l'islam ne peut être traité et comparé au christianisme, que l'islam est une idéologie à part. J'y vois le premier bénéfice de mon film.
L.B : Merci Geert Wilders. Vous nous tenez au courant ?
G.W : Avec plaisir.
Propos recueillis par Niels pour le Billet!
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