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14/02/2008
A propos de la condamnation de Le Pen
Nous n'avons pas eu le temps dans nos précédentes éditions du Billet de donner notre avis. Nous allons donc le faire. Jean-Marie Le Pen a été condamné vendredi 8 février à trois mois de prison avec sursis et 10.000 euros d'amende pour « complicité d'apologie de crimes de guerre » et « contestation de crimes contre l'humanité ». Rien que ça !

Dans les propos que citait Rivarol, déclare le tribunal, Jean-Marie Le Pen « tente d'instiller un doute sur ce qui a pu être commis par les nazis sur le territoire français comme la déportation des juifs ou les persécutions contre les résistants et qui constituent autant de crimes contre l'humanité ». Les tribunaux de la pensée condamnent donc sur "l'instillation". Ce tribunal exubérant de commissaires politiques staliniens, n'a vraiment pas grand chose pour légitimer sa sentence. La phrase exacte de Le Pen fut la suivante : « En France du moins, l'occupation allemande n'a pas été particulièrement inhumaine, même s'il y eut des bavures, inévitables dans un pays de 550 000 kilomètres carrés ». La déportation des juifs ou les persécutions contre les résistants? Il n'en parle pas!

En quoi est-il question là-dedans de remise en cause de la déportation des juifs, et de crimes contre l'humanité ? Où est l'apologie ? C'est à croire que Dachau, Auswitch, Buchenwald, La Waffen-SS au grand complet, le Reich, Adolf compris et la Shoah appartiennent au sol français et que tout s'est déroulé chez nous. De qui se moque-t-on ? Il ne s'agit véritablement plus ici de déportation de juifs ou de crime contre l'humanité, mais d'une véritable traque à l'homme, à tout ce qu'il peut dire, pourrait dire, et pourquoi pas bientôt, à ce qu'il pourrait penser. Car il sera peut-être bientôt aussi interdit de penser dans cette démocratie qui nage en plein théâtralisme.

Ce système fou, qui marche sur la tête en arrive à des procès complètement délirants. Ce système dit démocratique n'en a que le nom, nous le nions, nous le rejetons, il devient une abjection. Aucune démocratie ne peut prétendre à ce titre lorsque ses lois sont directement édictées par des commissaires politiques malades, des communistes cinglés, "ces fils de putes" comme disait Ronald Reagan, ou des lobbys malodorants. Les articles 6 et 9 donnent la définition d’un « crime contre l’humanité » et du crime conjoint de « contestation » d’un crime contre l’humanité. Ils sont arrivés en 1990 par la loi Gayssot. Loi qui fut votée le 13 juillet 1990 par la majorité socialo-communiste de l’Assemblée nationale, tandis que la droite minoritaire la condamna avec, Toubon en tête, jurant d’abolir aussitôt que la droite reviendrait au pouvoir cette loi qu’ils déclaraient "immonde".

Puisque nous sommes dans l'hystérie collective, on pourrait en bonne prophylaxie condamner toutes les générations nées d'après guerre, et celles à venir au motif qu'elles n'ont jamais vu de leurs vies un allemand, un four, un SS, ou Adolf. De quoi contenter les commerciaux et boutiquiers qui s'engraissent sur les horreurs de la guerre. A force de telles persécutions sur ce qu'il est convenu de dire de la seconde guerre, on ne peut pas s'empêcher de penser que tout tourne autour du fric et d'un juteux business mémoriel, quand on sait que les charognards demandaient 148 000 euros de dommages et intérêts et au moins autant en frais de publication.

Daoudal écrira dans National Hebdo: "Or, premièrement, Jean-Marie Le Pen ne mettait aucunement en doute la déportation des juifs. Deuxièmement, les persécutions des résistants qu'il ne mettait pas non plus en doute) ne constituent certainement pas, prises ainsi globalement, des crimes contre l'humanité. La vérité et le droit désertent les tribunaux."

On le trouve bien tendre !

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