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06/02/2008
Charia islamique: Elles seront lapidées à mort
Lapidation à mort. La Cour suprême iranienne a confirmé des peines capitales par lapidation pour deux soeurs reconnues coupables d'adultère. Elles étaient déjà passées en procès une première fois pour «relations illégales» avec des hommes et avaient été punies de 99 coups de fouets. Mais la Cour suprême vient de confirmer le verdict de peine capitale par lapidation pour Zoreh et Azar, deux soeurs iraniennes de moins de trente ans.

Lors du premier procès, le mari de Zoreh avait présenté à la police une vidéo montrant les deux femmes à son domicile en compagnie d'autres hommes pendant son absence.

Les accusées avaient admis être sur le film, mais en l'absence d'images montrant qu'elles avaient eu des relations sexuelles, seule l'accusation de «relations illégales» avait été retenue.

«Six mois après avoir été fouettées, elles ont été convoquées au tribunal pour répondre de l'accusation d'adultère», a expliqué leur avocat. Selon lui, il «n'y avait pas de preuve légale permettant au juge de prononcer une peine de lapidation». La Cour suprême en a décidé autrement.

L'adultère n'est établi que sur l'aveu, exprimé à quatre reprises, par l'accusé qu'il a bien été commis, ou sur la foi de quatre témoignages.

La lapidation reste inscrite dans le code pénal iranien, qui est basé sur la Charia, la loi islamique. Mais le chef du pouvoir judiciaire, l'ayatollah Mahmoud Hachémi Shahroudi, a ordonné en 2002 que l'application de la peine soit suspendue jusqu'à nouvel ordre.

Un homme a cependant été lapidé à mort en juillet 2007 dans la province de Qazvin (nord-ouest), en contravention avec cette directive.

«On ne peut laisser ces femmes être enterrées vivantes, tuées à coups de pierres à la fois suffisamment tranchantes pour leur déchirer le visage et assez grosses pour leur briser les os. On connaît ma détermination dans mon combat en faveur des animaux, et même si je n'ai plus la force de mener d'autres combats, il m'est impossible de fermer les yeux sur une situation aussi atroce. C'est en mon nom propre, au nom de la femme libre que j'ai représenté dans le monde et qui a prêté son visage à Marianne, symbole de notre République et de ses valeurs, que j'interviens aujourd'hui».

Brigitte Bardo, à l'Associated Press et aux eurodéputés français en mai 2007 pour deux jeunes femmes et mères de familles, Amouna Abdallah Daldoum et Sadia Idries Fadul, respectivement âgées de 23 et 22 ans, condamnées à mort au soudan par lapidation en février et mars de cette même année.


On peut se demander où sont les féministes quand on a vraiment besoin d'elles, alors que la majorité d'entre elles s'acharnent sur les lois anti-avortements et les positions quelque peu rétrograde de l'église catholique sur l'avortement, la contraception et le droit des femmes de devenir prêtre, peu d'entre elles se prononcent, osent prendre la parole sur la condition des femmes dans les pays arabes, sur la condition des femmes en terre musulmane, sur les crimes d'honneur, sur les sentences de lapidation pour adultère. Voilà à mon avis de vrais problèmes dont les féministes devraient s'occuper et débattre sur la place publique.
Brigitte Bardo

Par Stéphane Dantrebeck pour Le Billet!

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