Le rapport des RG décrit :
Des parcelles de France où les comportements, les violences, l'engagement
religieux, les rapports hommes-femmes s'éloignent des pratiques admises.
Plus de 300 quartiers sensibles présentent des signes de repli communautaire
plus ou moins prononcés. Répartis sur l'ensemble du territoire, ils
représentent environ1,8 million d'habitants.
Huit critères ont été retenus par la DCRG pour déterminer un
quartier sensible :
Œ
Exposition auxviolences urbaines, marqué d'unrepli communautaire,
Nombre important de familles d'origine immigrée, pratiquant parfois la polygamie ; un tissu associatif communautaire,
Ž
Présence decommerces ethniques,
Multiplication deslieux de culte musulman,
Port d'habitsorientaux et religieux,
‘
Graffitisantisémites etanti-occidentaux,
’
Existence, dans les écoles, de classes regroupantdes primo-arrivants,ne parlant pas
français,
“
Difficulté à maintenir une présencede Français d'origine.
Pour les quartiers ghettoïsés les RG décrivent :
Une forte concentration de familles d'origine immigrée,parfois
majoritaires,cumulant les handicaps sociaux et culturels, qui peut
entrainer des rapports antagonistes avec les Français d'origine.
Des populations conservent dessurvivances culturelles aboutissant
à une certaineendogamie, à un maintien de modes de vie
traditionnels, à l'émergence de modes de régulation sociale des
conflits parallèles aux institutions, et à une vie associative
repliée,organisée en fonction de l'origine des participants."
Devant la situation, les RG décrivent une situation qui paraît difficile à
endiguer, alors que les habitants les plus aisés ; le plus souvent
d'origine européenne,déménagent massivement et que les commerces
traditionnels ferment.
Sur l'islam
Sur l'islam les RG notent :
Le rôle croissantdes prédicateurs islamistes radicaux, dont le
discours de rupture vis-à-vis des institutions etde la culture
françaises inquiéte les policiers. Lesprécheurs islamistes,
du Tabligh ou salafistes, sont devenus des acteurs de ces zones
urbaines. La présence de ces précheurs a été constatée dansplus de
200 quartiers, de façon plus ou moins régulière. Leur prosélytisme
intégriste porte ses fruits, notamment auprès des jeunes et des
enfants,pris en charge par de nombreuses associations qui œuvrent dans le domainesportif et éducatif (crèches, écoles
coraniques).
Les indices de l'influence croissante de cetislam radical sont
notamment, selon les RG, le port d'habits religieux et la dégradation du statut des femmes, en particulier celles d'origine
maghrébine vivant à l'européenne, qui sont régulièrement victimes
d'injures et de violences. L'école constitue, selon les RG, un
véritablemiroir grossissant des dérives constatées dans
certains quartiers.
Selon le rapport, les enseignants ont noté uneradicalisation
des pratiques religieuses (ramadan, interdits alimentaires),
une certaine remise en cause des cours d'histoire, de sciences
naturelles et de sport, tandis que les jeunes filles
subissent de la part des élèves masculins despressions pour porter
le voile. Autre lieu où s'exerce la pression religieuse :
l'entreprise. Ainsi, des concessionnaires automobiles ont constaté unemultiplication
des demandes de salles de prières et des exigences de salariés
voulant organiser leur travail en fonction de leur pratique religieuse.
Dans le parc d'attraction de Disneyland Paris, une dizaine de
salles de prières clandestines ont déjà été découvertes.
Ces précheurs attisent l'idée selon laquelle ils sont "victimes de
discrimination et de racisme", générant un racisme antifrançais en
retour. Parfois, constatent les RG, outre le repli sur la culture
d'origine et le rejet des valeurs occidentales, se construit
une sorte d'identité négative, qui mélange les cultures
d'origine, les valeurs des cités et des références rudimentaires à
l'islam.